Le Sacre du Printemps

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Le Sacre du Printemps

ballet d’Igor Stravinsky

chorégraphié par Vaslav Nijinsky

                                       Paris, 1913, une ville et une année au coeur d’une époque d’effervescence culturelle, où tous les artistes, de n’importe quelle nationalité et n’importe quel domaine soient-ils, s’y retrouvaient (Debussy, Picasso, Cocteau, …). Mais une personnalité fut la clef de beaucoup de créations artistiques, et notamment de ballets, le russe Serge Diaghilev. Il créa une compagnie de danse composée des meilleurs talents avant-gardistes de l’époque, dont Vaslav Nijinsky fit parti, avec Nicholas Roerich venu de St Pétersbourg pour les mises en scènes (costumes et décors) des spectacles, et pour laquelle Igor Stravinsky, alors jeune et méconnu compositeur, fut recruté pour composer la musique de ces Ballets Russes.
C’est alors que naît l’idée de la création du Sacre du Printemps, fruit de la rencontre de plusieurs génies : Igor Stravinsky compose la musique, Vaslav Nijinsky, la chorégraphie, et Nicholas Roerich la met en scène.
29 mai 1913, première représentation du Sacre du Printemps au Théâtre des Champs-Elysées : le scandale ! L’avant-gardisme de la musique (dissonances, jeux rythmiques, rôles des instruments, …), de la danse (pieds en dedans, postures déséquilibrées, mouvements quasi-bestiaux, …), de la mise en scène (costumes et maquillages encore jamais vus au sein des Ballets Russes), causa au sein du public un malaise sans précédent. « Un dentiste ! », « A la porte ! », « C’est le massacre du Printemps ! », jaillissaient de la salle, couvrant totalement l’orchestre, obligeant Nijinsky à hurler les indications aux danseurs, et à éteindre et rallumer la salle pour tenter de calmer l’audience. Les critiques du lendemain assassinaient la création « C’est de la musique de sauvage, avec tout le confort moderne » (Claude Debussy).
Pourtant, tout au long du 20e siècle, cette oeuvre se révéla comme étant un véritable chef d’oeuvre, influençant de nombreuses autres créations (musicales, dansées, mais pas seulement), et que nombres chorégraphes se sont réappropriée (Pina Bausch, Maurice Béjart, …).

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Spectacle pour 2 pianos & danse flamenca

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Igor Stravinsky

& le Flamenco

Grenade, ville d’Andalousie, où Stravinsky y fut invité par son grand ami Manuel de Falla, compositeur espagnol, qu’il avait rencontré à Paris. Ce fut alors une révélation : Stravinsky, se promenant dans les quartiers gitans de l’Albaicín, fut impressionné par la beauté du ‘cante jondo’ (chant profond, chant flamenco gitan), et manifesta le souhait de vouloir l’exploiter dans ses oeuvres.
En dehors même de cette anecdote, il n’est pas difficile de faire le rapprochement entre la rythmique saccadée et omniprésente dans l’oeuvre du Sacre du Printemps, et la rythmique essentielle et fondamentale du Flamenco.
« Le défi de créer une chorégraphie flamenca pour une danseuse solo sur la musique du Sacre du Printemps a été très intéressant à relever : je me suis inspirée des gestes, attitudes et mouvements des interprétations les plus connues qui avaient été faites auparavant (Nijinsky et Pina Bausch notamment), tout en les transposant à ma propre expression artistique, qui n’est autre que flamenca.
La difficulté, en tant que danseuse solo, a été de recréer les différents personnages qui composent le ballet (les jeunes adolescentes, le sage, l’élue,…) tout en gardant une certaine sobriété dans les costumes choisis (contrairement au Flamenco traditionnel où l’on arbore les costumes typiques).
La présence du ‘taconeo’ (frappement de pieds, partie intégrante de la danse flamenca), vient ponctuer la partition originale, comme le ferait un percussionniste, mettant réellement en valeur la rythmique complexe d’I. Stravinsky, et le jeu percussif des 4 mains des 2 pianistes présentes sur scène. Notons que la version pour 2 pianos a été écrite de la main d’I. Stravinsky, de façon à faciliter les répétitions du ballet.
Un des commentaires qui nous revient souvent à l’oreille après nos représentations est la suivante : « on croirait que la musique a été créée pour la chorégraphie ».
En effet, le baile flamenco est une danse particulièrement évocatrice (interprétation des sentiments évoqués par le ‘cante jondo’), tout comme l’est la musique d’I. Stravinsky dans le Sacre du Printemps. »

 

Fiche artistique

Anne Etienvre, pianiste
Sylvie Courtin, pianiste
Helena Cueto, danse flamenca, chorégraphie, mise en scène
Mickaël Hochard, technicien
Florence Rabineau, costumes
Cécile Grizard Cueto, idée originale
« Le Sacre du Printemps » est un spectacle qui a été créé en mai 2013, au Conservatoire à Rayonnement Départemental d’Alençon, 100 ans après la première représentation au Théâtre des Champs-Elysées.
Malgré que ce projet ne soit pas né de la Cie Flamenca, mais de la rencontre de 3 artistes, grâce à l’idée originale qu’a eu Cécile Grizard Cueto (violoncelliste au Conservatoire à Rayonnement Départemental de St Nazaire), la Cie Flamenca a par la suite hébergé ce projet dans un but de plus large diffusion.

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